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« 12 to 12 » de Sombr : entendre les heures d’un cœur obsédé ANTOINE
Quand Sombr lance 12 to 12, on ne reçoit pas seulement une chanson : on entre dans un cycle, une nuit intérieure où le temps devient obsession. Sorti le 24 juillet 2025 via Warner et son propre label SMB, ce titre s’impose comme le quatrième single de son premier album I Barely Know Her.
Écrit intégralement par Sombr lui-même et co-produit avec Tony Berg, 12 to 12 marque une étape majeure dans son parcours. Avant ce titre, l’artiste américain avait déjà trouvé son public avec Back to Friends puis Undressed, deux morceaux qui avaient fait décoller sa notoriété sur les réseaux et les plateformes de streaming.
Dans l’album, 12 to 12 s’inscrit dans une trame plus intime : Sombr y explore le désir, le doute, l’angoisse de l’amour et cette tension permanente entre l’attachement et la peur de la perte.
Le refrain donne le ton, simple et obsédant :
« I don’t want anyone else / From the hours of 12 to 12 »
(Je ne veux personne d’autre, de douze à douze)
Une phrase qui résume tout : un amour sans repère, vécu dans une boucle sans fin. Ni midi ni minuit ne sont précisés. Ce “12 à 12” devient une métaphore du temps amoureux, une journée entière répétée à l’infini — un cycle d’attente et de passion.
Dans les couplets, Sombr laisse percer sa vulnérabilité :
« Was it always in your plan to leave eventually ? »
(Est-ce que c’était écrit que tu partirais ?)
On y sent une angoisse presque universelle : celle d’aimer sans savoir si l’autre restera. 12 to 12 oppose ainsi la certitude du sentiment à la fragilité du lendemain.
Dès les premières secondes, 12 to 12 se distingue par sa densité sonore. La production mêle synth-pop, new wave et funk, tout en misant sur une saturation maîtrisée. Les guitares paraissent rouillées, les synthés débordent, les voix se heurtent à la limite de la clarté — et c’est précisément ce qui fait la force du morceau.
Sombr cherche à traduire la confusion émotionnelle par le son lui-même. Il ne lisse rien : il laisse respirer le chaos, comme s’il enregistrait ses émotions à vif. Ce côté brut et presque « lo-fi » rappelle ses débuts, quand il composait dans sa chambre avec un matériel limité.
Le clip, réalisé par Gus Black, prolonge cette sensation d’étrangeté. Il met en scène Sombr dans un faux talk-show des années 70, jouant à la fois l’animateur, l’invité et même le caméraman. Tout vacille entre réalité et illusion.
L’apparition de Addison Rae ajoute une touche de mystère : elle y incarne à la fois muse, souvenir et mirage, dans une lumière oscillant entre rêve et cauchemar. Anecdote amusante : Sombr n’avait pas prévu de rôle féminin au départ. C’est en découvrant qu’Addison Rae suivait son travail sur Instagram qu’il a osé lui proposer le rôle. Elle a accepté… et improvisé sur le tournage, donnant vie à cette atmosphère suspendue.
Véritable tournant, 12 to 12 s’impose comme l’un des morceaux phares de Sombr. Il entre dans le Billboard Hot 100 et atteint le top 10 dans plusieurs pays anglophones. Chez nous, il a marqué les esprits dès la rentrée : le titre a fait son entrée en 17ᵉ position dans le classement De 40 à 1 de Sud Essonne la Radio dès sa première semaine de diffusion.
Avec 12 to 12, Sombr confirme qu’il n’est pas seulement un phénomène viral : il est un artiste complet, capable d’unir la sensibilité d’un auteur, la puissance d’un producteur et la sincérité d’un conteur.
12 to 12, un titre à (re)découvrir dans le podcast « Un jour, une chanson » présenté par Antoine :
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« 12 to 12 » de Sombr : entendre les heures d’un cœur obsédé ANTOINE
Écrit par: Sud Essonne
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